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Prise de position
Bruxelles, 18 décembre 1995


L'interdiction d'utiliser des hormones à des fins d'engraissement doit être maintenue!


L'utilisation des hormones comme activateurs de croissance dans les élevages bovins est interdite depuis 1988 au sein de la Communauté Européenne. Cette interdiction devrait être maintenue à l'avenir, car la production de viande devrait être aussi naturelle que possible. Elle constitue d'ailleurs la meilleure garantie qu'un produit alimentaire sain et de haute qualité soit fourni aux consommateurs, répondant ainsi à leurs souhaits et à la demande du marché.

Mais il semble que certains exportateurs de viande bovine de l'UE aient perdu le sens des réalités, si l'on considère le recul de la consommation de viande au sein du marché unique. En fait, les consommateurs actuels, à juste titre, sont de plus en plus sensibles lorsque leur santé et la qualité des produits sont en jeu. lis ne veulent pas que leur soit imposé un produit dans lequel ils n'ont pas confiance.

L'Union européenne n'a aucune raison de se plier à un diktat des fabricants d'hormones et des éleveurs de bovins qui utilisent des hormones de croissance, car au-delà de la santé des consommateurs et des animaux eux-mêmes, se posent aussi des problèmes économiques et sociaux pour l'agriculture au sein du marché intérieur. Le problème des hormones ne peut pas se résumer aux seules entraves (protectionnistes) aux échanges commerciaux !

La soi-disant conférence scientifique organisée à Bruxelles du 29 novembre au 1er décembre 1995 n'a apporté aucune solution au problème de fond. Les conclusions se contentent en effet de constater de manière laconique qu'il n'existe pas de preuves scientifiques que l'utilisation, dans les circonstances prescrites, des hormones naturelles et sexuelles présente un risque pour la santé humaine. Précisons à ce propos qu'aucun nutritionniste n'avait été invité à cette conférence.

Personne ne peut garantir l'administration correcte de telles substances, surtout dans les petites exploitations. Personne n'est en mesure non plus de contrôler avec efficacité si les dispositions applicables aux hormones autorisées sont respectées, comme le montrent divers exemples. Qui va apporter la garantie que seules sont utilisées les hormones autorisées, alors que les "cocktails" illégaux sont vendus à des prix de plus en plus modiques, et quels contrôles permettront de déceler lesdits cocktail ?