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Rapports et Memorandum
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Mesurer la Différence Coopérative
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Rapport élaboré par le Groupe de travail sur le Bilan Social d'Euro Coop
Adopté par l'Assemblée Générale d'Euro Coop, Mai 1999
1ère Partie
- Résumé
- Introduction
- Qu'est-ce qu'un bilan Social ?
- Pourquoi les coopératives devraient-elles publier au Bilan Social ?
- Principes clés
2ème Partie : Les Annexes
- Définitions
- Indicateurs Coopératifs
- Etudes des cas; [Danemark], [Espagne], [Suède], [Royaume-Uni], [Italie].
- Membres du groupe de travail Bilan Social d'Euro Coop
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1. Résumé
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L'audit social est une méthode visant à évaluer les performances non financières d'une organisation. Bien qu'il s'agisse actuellement d'un processus volontaire, il est hautement probable que l'audit social devienne dans le futur un besoin statutaire pour une entreprise. L'audit social est aujourd'hui pratique courante au même titre que l'audit environnemental il y a 10 ou 15 ans.
Les consommateurs exigent par ailleurs de plus en plus de transparence et de responsabilité de la part des organisations. Aujourd'hui, les organisations peuvent souffrir d'un pouvoir consumériste concerté si elles ne semblent pas tenir compte des problèmes éthiques.
L'audit social peut profiter aux organisations car :
- il fournit un outil de gestion pour contrôler et mesurer les performances dans la réalisation des objectifs sociaux et commerciaux ;
- il permet une amélioration de l'efficacité pour atteindre les objectifs sociaux, communautaires et environnementaux ;
- il donne aux parties ayant un intérêt dans l'organisation un certain degré de pouvoir et d'autorité ;
- il fournit une base pour le commerce éthique.
Plusieurs organisations importantes, telles que BP, Body Shop et le Groupe Royal Dutch/Shell se sont engagées sur la voie de l'audit social.
Les coopératives devraient s'impliquer davantage dans l'audit/bilan social afin de monter la " Différence Coopérative ".
Ce rapport décrit un nouveau modèle grâce auquel l'audit social peut directement évaluer les principes coopératifs. Cependant, il ne constitue pas un manuel destiné à réaliser un bilan social, ce type d'informations étant disponibles auprès d'autres organisations.
Le document suivant fournit quelques informations utiles dans le domaine de l'audit social, et décrit un modèle à adopter par les coopératives. Toute personne souhaitant envisager le bilan social pour son organisation ou recevoir des informations complémentaires peut contacter un des membres du groupe de travail d'Euro Coop.
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2. Introduction
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Ce document a pour objectif d'informer les membres sur ce nouveau processus qu'est l'audit social. Il montrera également aux coopératives comment utiliser cette méthode afin de montrer leurs différences coopératives à leurs membres et clients.
Le groupe de travail s'est réuni entre mai 1998 et mars 1999. Il s'est fixé comme mission de:
souligner l'importance de l'audit/bilan social ;
concevoir une approche qui puisse profiter directement aux coopératives (de consommateurs).
Les gens sont habitués à utiliser les moyens traditionnels pour mesurer la valeur d'une organisation, à savoir les performances financières, en particulier le chiffre d'affaires et les excédents.
Cependant, les bilans financiers d'une organisation ne traduisent pas les autres caractéristiques d'une coopérative telles que la responsabilité sociale et les bénéfices pour les membres et les consommateurs qui sont pourtant des facteurs essentiels au succès économique des coopératives.
Le bilan social a été décrit par certains comme "l'élaboration d'une stratégie éthique", ce qui montre qu'il s'agit d'un processus de gestion important pouvant aider à créer une viabilité commerciale à long terme via la loyauté, l'engagement et la productivité des parties prenantes.
Dans le processus du bilan social, il existe une méthode qui permet d'évaluer une organisation en étudiant son impact sur les êtres humains.
Un bilan social peut démontrer aux clients, membres et toute autre personne que l'organisation est responsable et qu'elle est intéressée à entretenir un dialogue ouvert avec ses clients.
Partout en Europe, les organisations coopératives font face à des marché de plus en plus compétitifs où les principes fondateurs du Mouvement Coopératif semblent dépassés.
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3. Qu'est-ce qu'un bilan Social ?
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L'audit et le bilan social ne sont pas des obligations statutaires pour les entreprises; il existe donc différentes méthodes qui permettent aux organisations de rendre compte de leur impact social.
Au cours des quatre ou cinq dernières années, quelques organisations ont développé une méthodologie de l'audit social, comparable, dans une certaine mesure, à celle du bilan financier.
Bien que tout bilan social soit mieux que pas de bilan social, une pression s'exerce tout de même sur les organisations pour qu'elles utilisent une méthode similaire à celle développée par la NEF (British New Economic Foundation). C'est cette méthode qui est présentée dans ce document.
Pour les organisations coopératives, le bilan social est une façon moderne de définir la différence coopérative en termes accessibles au public. Dans les prochaines années, il est fort probable que de nombreuses entreprises non coopératives utiliseront le bilan social pour mettre en lumière leurs principes.
Les organisations suivantes publient déjà une certaine forme de bilan social.
Le Body Shop
BP
Le Groupe Royal Dutch/Shell
La Banque Coopérative au Royaume-Uni
Co-op Lombardia
Le secteur coopératif a un avantage particulier puisqu'il est attaché à des principes depuis de nombreuses années. En adoptant la méthodologie du bilan social, les coopératives peuvent s'assurer qu'elles sont à la pointe de ce domaine nouveau.
Le groupe de travail d'Euro Coop estime que les organisations, et en particulier les coopératives, devraient réaliser un bilan social afin d'informer les parties ayant un intérêt dans la coopérative des différents avantages que peut apporter l'organisation à l'économie locale. Le groupe estime par ailleurs que le bilan social constitue un excellent moyen de définir clairement ses objectifs sociaux et commerciaux.
Le groupe de travail détermine quatre conditions clés pour réaliser un bilan social bien qu'il puisse en exister d'autres :
- Objectifs sociaux ou mission
Sans objectifs clairs, il est très difficile pour une organisation de mesurer son impact dans ce domaine. Les objectifs devraient être déterminés en tenant compte des principes coopératifs, de la constitution de l'organisation et des objectifs commerciaux.
Les parties ayant un intérêt dans l'entreprise ont un rôle dans la définition des objectifs. Dans le cas d'une coopérative, les membres devraient être capables d'utiliser leurs voix pour déterminer l'évolution future de l'entreprise.
- Dialogue avec les parties ayant un intérêt dans la coopérative
Les parties ayant un intérêt dans la coopérative devraient pouvoir exprimer leurs points de vue sur l'organisation. Cela peut se faire par des méthodes traditionnelles d'études de marché, mais dans un contexte social plus large que la simple recherche de renseignements sur le marché. Le dialogue avec les parties ayant un intérêt dans la coopérative augmente la participation dans le processus et garantit leur implication dans l'objectif établi pour la coopérative.
- Indicateurs et évaluation des performances sociales
Les statistiques devraient être utilisées dans le processus. Celles-ci devraient contribuer à une meilleure compréhension de la contribution sociale de l'organisation. Les statistiques peuvent donc être basées sur les chiffres des concurrents ou sur les statistiques locales et nationales. Elles aideront à évaluer et à comparer l'organisation avec d'autres organisations similaires.
Les statistiques utilisées doivent être fiables, non superflues et significatives aux yeux du public. La publication de diverses statistiques permettra aux parties ayant un intérêt dans la coopérative de disposer des informations nécessaires pour l'évaluation des performances de la coopérative.
La vérification indépendante du bilan social rend ce processus différent des initiatives commerciales. Cela signifie que tout lecteur sera capable d'évaluer le contenu du bilan et de comprendre qu'il fait partie d'un processus contrôlé.
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4. Pourquoi les coopératives devraient-elles publier au Bilan Social ?
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Le bilan social peut servir les coopératives :
- il peut fournir un moyen de mesurer les performances et la conformité avec les Principes Coopératifs;
- il permet aux entreprises de contrôler et de diriger les performances, étant donné le rapport entre les objectifs sociaux et commerciaux;
- il permet aux organisations de comprendre les implications des coûts destinés à atteindre leurs objectifs sociaux, communautaires et environnementaux, en fournissant des informations en vue d'aider les coopératives à faire des choix sur les priorités et les pratiques commerciales;
- il donne aux parties ayant un intérêt dans la coopérative les informations nécessaires pour vérifier si l'organisation respecte la valeur ajoutée sociale qu'elle s'est fixée;
- il donne aux parties ayant un intérêt dans l'organisation un degré de pouvoir et d'influence;
- il permet à l'organisation de faire des déclarations sur ses performances qui sont aussi justifiées et contrôlables que des résultats financiers;
- il permet à l'organisation d'améliorer d'année en année la gestion de ses performances sociales, de façon globale, participatoire, transparente et mesurable.
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5. Principes Clés
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Au cours des 10, 20 années précédentes, plusieurs organisations ont essayé de mesurer leur valeur sociale. Nombre de ces organisations ont entrepris ce travail dans le but de montrer leur attitude responsable et/ou contrecarrer les critiques des groupes de pression.
Bien qu'un travail considérable ait été réalisé pendant cette période, les années 80 ont connu une chute dans ce domaine d'étude, mais l'on observe actuellement un regain d'intérêt pour la responsabilité sociale de l'entreprise.
Au cours de ces dernières années, certaines organisations en Europe et aux Etats Unis ont essayé de définir des thèmes communs dans ce domaine dans le but de produire un modèle de bilan social.
Le bilan social a gagné en importance et commence à être aussi reconnu que le bilan financier et le bilan environnemental. Dans une mesure plus ou moins large, ces deux formes de bilan sont définies dans les statuts et les lois relatives à l'activité commerciale.
Le bilan social a peut-être souffert de la difficulté à mesurer la valeur sociale. Les méthodes, certaines tout à fait théoriques, utilisées pour déterminer cette valeur sociale vont du calcul de la valeur financière des actions sociales telles que la formation, les donations ou les patronages, à la publication du résultats d'études sur le dialogue entre les parties ayant un intérêt dans l'organisation.
Le modèle décrit dans ce document expose un modèle émergent utilisé par certaines organisations coopératives et non coopératives, commerciales et à but non lucratif, établies en Europe et dans d'autres régions.
Nous avons préféré ajouter à l'approche existante un point reprenant les Principes Coopératifs, plutôt que de créer un cadre tout à fait nouveau.
Il existe huit principes de base pour la bonne pratique en matière de bilan social:
Il est important que tous les groupes affectés par, ou qui affectent la coopérative soient inclus dans le processus.
Le processus devrait permettre la comparaison avec d'autres organisations, au cours du temps et entre les différents groupes ayant un intérêt dans l'organisation.
Le processus doit être conçu pour recenser tout le matériel important et aucun domaine ne doit être exclu, parce que, par exemple, l'organisation n'aimerait pas le résultat.
Afin de faciliter la comparaison et de démontrer l'engagement envers le processus, le bilan social devrait être régulier, ce qui ne signifie pas nécessairement une fois par an. Le groupe de travail propose de dresser un bilan social tous les deux ans.
La vérification par des auditeurs indépendants donne de la crédibilité au processus.
Les résultats (ou compte-rendu) de l'audit devraient être publiés pour que les parties ayant un intérêt dans l'organisation puissent voir les résultats et pour encourager l'ouverture.
Il est important de recevoir des informations et commentaires sur le processus et le bilan et d'améliorer le système au cours du temps.
Le processus de l'audit social devrait être intégré avec d'autres systèmes de collecte d'informations commerciales. Ceci permet à l'entreprise d'adopter une approche plus globale.
L'ensemble de ces principes définissent une approche du bilan social. Les organisations voudront utiliser tout ou partie de ces principes dans leur bilan. A condition qu'il y ait un engagement envers les principes, l'exclusion d'un ou de deux domaines n'invalidera pas le processus.
Cependant, il est probable que ces principes généraux formeront la base de ce qui est de plus en plus internationalement reconnu comme bilan social; les coopératives devraient par conséquent travailler dans ce sens pour éviter d'être dépassées.
Les indicateurs coopératifs
Afin de fournir aux organisations coopératives une approche différente du bilan social, le groupe de travail a conclu que l'on pourrait attribuer des indicateurs à chaque principe coopératif; ce qui permettrait à la fois de souligner le caractère unique des coopératives et de donner aux coopératives établies dans différentes régions du monde, un moyen de se comparer à d'autres coopératives. Les indicateurs figurent en annexe.
Le Groupe de travail a établi une liste pour indiquer aux coopératives ce qui doit être évalué et signalé dans leur bilan social.
Ces indicateurs représentent "une norme minimale" pour les coopératives; davantage d'information devrait être incluse là où c'est possible. Par exemple, la même approche pourrait être utilisée pour évaluer les valeurs éthiques au sein de la déclaration d'ACI.
2ème Partie : Les Annexes
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1. Définitions
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Dans ce document, Coopérative signifie toute organisation établie conformément aux principes coopératifs de l'ACI.
Les parties ayant un intérêt dans la coopérative représentent toute personne ou groupe de personnes qui sont soit affectés par ou susceptibles d'affecter une organisation. Bien que cette formulation semble ouvrir la porte à tout un chacun, il convient de noter que les clients, les membres et les employés constituent les parties prenantes clés dans une organisation coopérative. Des plus petits groupes de tiers dépositaires, comme les média et les hommes politiques peuvent également avoir un impact sur les coopératives et il pourrait s'avérer utile de les prendre également en compte.
L'audit social a été le terme choisi pour décrire un processus de comptabilité ou d'évaluation des performances sociales et d'adhérence aux principes et idéaux.
La comptabilité sociale est le processus par lequel les informations sont collectées d'une manière systématique et analytique.
Le bilan social reprend les résultats distillés de la comptabilité sociale et du dialogue des parties ayant un intérêt dans la coopérative dans un document vérifié extérieurement et qui est publié.
Ce rapport peut également contenir des données financières et environnementales, il donne donc une vue générale de la durabilité d'une organisation (rapport de durabilité).
L'auditeur entretient les mêmes contacts avec la coopérative que l'auditeur financier ou environnemental. L'auditeur ou vérificateur a pour rôle d'assurer l'intégrité du bilan et non pas de critiquer ou soutenir les performances de l'organisation. Il appartient aux lecteurs du bilan d'évaluer l'organisation en se basant sur les données fournies. Tout comme pour les comptes financiers, l'auditeur certifie que le bilan représente une "image vraie et équitable" des points de vues des parties ayant un intérêt dans la coopératives et des indicateurs externes.
Il n'existe pas d'auditeurs internationalement accrédités pour les audits sociaux. Par conséquent, l'individu ou l'organisation effectuant le processus de vérification devrait avoir le niveau de crédibilité approprié.
L'auditeur peut donc être un vérificateur financier, un universitaire, une entité de consommateurs ou un individu bien connu dans le domaine de l'éthique commerciale et du gouvernement d'entreprise.
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2. Indicateurs Coopératifs
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1er Principe : Adhésion libre et volontaire
- Niveaux de cotisations des membres - tout le monde peut-il se permettre de devenir membre ?
- Démographie des membres - comparaison avec la population
- Accès libre à toute personne pouvant utiliser les services fournis
- Déclaration établissant que l'organisation est volontaire et n'appartient pas à l'état
- Remboursement des cotisations des membres - le capital est-il facile à retirer ?
- Niveaux de qualification pour les droits de participation/vote - connaissance de ces règles
2ème Principe : Contrôle Démocratique des Membres
- Un membre, une voix
- Toutes les sociétés membres sont des coopératives
- Nombre des membres agissant comme représentants/chiffre d'affaires des délégués
- Autres moyens de participation disponibles
3ème Principe : Participation Economique des membres
- Intérêts sur le capital
- Montant des surplus distribués aux membres (% ?)
- Montant des surplus en réserve (% ?)
4ème Principe : Autonomie et Indépendance
- Déclaration sur les moyens d'assurer l'autonomie et indépendance
- Code de conduite commerciale
5ème Principe : Education, Formation et Information
- Budget pour la formation
- Nombre de membres, représentants élus, employés, etc.
- Participation à la formation
- Budget destinés à augmenter la sensibilisation envers des sujets coopératifs
- Budget pour la formation des consommateurs
6ème Principe : Coopération entre Coopératives
- Description des liens avec d'autres coopératives
- Budget pour le soutien aux entreprises coopératives
- Nombre des membres du Conseil d'administration dans d'autres organisations coopératives/temps consacré
- Participation économique dans d'autres coopératives
- Développement du soutien envers les coopératives établies dans les pays en voie de développement
7ème Principe : Préoccupations envers la Communauté
- Gestion et/ou bilan environnemental
- Campagnes pour les consommateurs
- Initiatives destinées à soutenir les intérêts des consommateurs
- Représentation des intérêts des consommateurs/activités de lobbying
- Education à la santé
- Donations à des œuvres de charité/parrainage
- Bonnes pratiques pour les employés
- Thèmes relatifs à l'emploi
- Gamme de services offerts aux communautés servies
- Formation pour la communauté
- Code de conduite commerciale
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3. Etudes des cas
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Danemark : Bilan social au sein de FDB
Objectifs : Le Programme Politique des Consommateurs
Pour FDB, le bilan social est un instrument servant à évaluer la mise en place de notre programme politique des consommateurs, qui a été revu en 1996.
Le programme compte trois niveaux :
- les valeurs fondamentales
- objectifs à atteindre pour 2001
- plans d'action pour l'année à venir.
Les valeurs fondamentales sont les suivantes : autorité, crédibilité, souci et sujets actuels.
Les objectifs sont décrits dans les domaines suivants:
- Membres et autorité
- Information
- Environnement naturel
- Santé et sécurité des consommateurs
- Ethique
Pour des raisons concurrentielles, les plans d'action ne sont pas publiés en détail. Cependant, afin de pouvoir concentrer ses efforts et atteindre des résultats manifestes, la direction détermine chaque année des "missions" dans lesquelles les plans d'action doivent être élaborés par chaque département commercial.
Les missions ont été jusqu'à présent la "transparence des membres", le "conditionnement", et la gestion énergétique et environnementale dans les magasins ". Pour 1999, il s'agit de la "communication", de la "qualité des produits" et de "l'éthique".
Le dialogue des parties prenantes a permis de décrire les objectifs, et ce avant l'adoption du programme. Le dialogue a été accompli avec trois groupes de tiers dépositaires: les consommateurs, les membres élus et les employés.
Comptabilité
La comptabilité est effectuée par département, chaque département devant suggérer des indicateurs pour évaluer les progrès réalisés selon le plan d'action.
Certains indicateurs sont de nature statistique, d'autres sont verbaux, décrivant les changements des activités journalières.
Voici quelques exemples d'indicateurs statistiques:
- Consommation totale d'énergie dans les points de vente
- Consommation totale d'eau dans les points de vente
- Nombre de points de vente ayant économisé de l'énergie
Un indicateur verbal peut être le remplacement du PVC par d'autres matériaux de conditionnement.
Les comptes sont effectués une fois par an. Ils sont rassemblés dans un rapport interne qui est présenté à la direction.
Bilan
Afin de rendre les performances transparentes, le bilan social vise à être une partie intégrante du rapport annuel et des comptes de FDB.
Cette tâche sera effectuée étape par étape car chaque année de plus en plus d'indicateurs sont inclus dans le rapport annuel.
Jusqu'à présent, nous signalons les éléments suivants comme indicateurs des performances :
- Nombre des membres
- Dividende payé aux membres, montant total et moyenne par membre
- Participation des membres dans des assemblées locales générales et réunions annuelles
- Nombre d'activités locales destinées aux membres et aux consommateurs
- Nombre de membres ou de consommateurs participant à des activités locales
- Développement et chiffre d'affaires des articles relatifs à l'alimentation biologique
- Nombre de documents d'information destinés aux consommateurs produits et distribués
Dans les rapports à venir, nous chercheront à présenter des articles portant des labels écologiques officiellement approuvés.
Performances en faveur de la sécurité des consommateurs et performances environnementales comme la réduction des emballages.
Toutes les statistiques connues ne seront pas incluses dans le rapport annuel. Certaines statistiques pourraient être mises à l'écart pour des raisons concurrentielles, dans d'autres cas les systèmes de collecte de données ne fonctionnent pas encore de manière satisfaisante.
Audit
Le bilan social n'a pas encore été soumis à l'audit externe.
Espagne : HISPACOOP
Hispacoop a lancé un modèle d'audit social pour les coopératives de consommateurs qui a été publié fin 1997. Il comprend trois parties :
- Le compte sur la valeur ajoutée
- Un ensemble d'indicateurs sociaux
- Un bilan social
La première partie décrit comment produire et distribuer la valeur ajoutée entre les différents agents sociaux. Elle est très utile car elle montre clairement l'engagement social des coopératives dans la distribution des profits et permet au lecteur de connaître le montant consacré aux activités sociales et au développement commercial des coopératives en termes absolus et relatifs. Les informations nécessaires proviennent de la comptabilité.
Les indicateurs sociaux essayent de mesurer l'impact dans les différents domaines d'activité. Pour cela, différentes sources d'information nécessaires comme la comptabilité, les informations issues des différents départements ainsi que des enquêtes auprès parties prenantes et autres agents. Les indicateurs doivent être significatifs, non superflus, simples et stables.
Ils doivent en outre convenir pour l'auto-évaluation et la comparaison avec les autres coopératives et organisations. Huit domaines d'impact ont été définis :
les clients; l'impact du développement économique et social;
les employés/membres travailleurs;
les membres consommateurs; participation et représentation;
l'environnement social; résultats financiers et innovation.
Le bilan social décrit et analyse les activités et objectifs sociaux de l'année, les résultats obtenus et les objectifs prévus pour le futur.
Le Groupe EROSKI, établi par les coopératives Eroski et Consum, est la seule organisation à développer l'audit social jusqu'à présent. Ils essayent de suivre le modèle des coopératives de consommateurs conçu par Hispacoop en réunissant tout d'abord les données utiles. Aucune information n'étant disponible actuellement, nous pouvons avancer les informations descriptives et les données quantitatives qui nous informent des performances sociales dans le Rapport Annuel de 1997 du Groupe EROSKI :
- Evolution des données de base au cours des cinq dernières années : chiffre d'affaires, personnel, types et nombre de locaux/points de vente; mètre carré de la surface de vente.
- Clients : nombre d'audits de qualité, nombre d'analyses de produits, nombre de clients, programme visant à assurer la qualité des produits frais et autres aspects de qualité dans le point de vente.
- Services complémentaires fournis au client : développement des services comme les agences de voyages, cartes de crédit, cartes commerciales et stations d'essence.
- Préoccupations environnementales : amélioration environnementale des équipements et infrastructure, données relatives à la collecte des déchets (emballages, etc.), premier prix du concours ayant pour thème l'environnement et l'entreprise, autres activités liées à l'environnement.
- Contribution à la génération fortunée: distribution de la valeur ajoutée générée pendant l'année, accords de collaboration avec différentes institutions, actions de solidarité, préoccupations relatives au développement local, participation à des activités et des initiatives populaires, promotion de la culture.
- Membres consommateurs : augmentation des membres, nombre de personnes participant à des sessions de formation, campagnes d'information et expositions, réunions sur des thèmes d'intérêts pour les femmes au foyer, discussions portant sur l'information des consommateurs et l'éducation des consommateurs en collaboration avec les universités, nombre d'exemplaires du magazine d'information destiné aux consommateurs.
CONSOMMATEURS
Employés : augmentation des employés et membres travailleurs, développement de la participation et des outils d'intégration destinés aux employés, nombre d'heures consacrées à la formation et nombre de participants, pourcentage des accidents du travail.
Intégration : intégration de l'économie sociale en étant membre de :
Mondragon
Cooperative Corporation (la Société Coopérative), la Fédération des Coopératives de Consommateurs Basques, Hispacoop et la Confédération Espagnole de l'Economie Sociale, ainsi que d'autres entités visant à élargir le projet commercial.
Suède : KF
"Etude des cas de la Coopérative de Consommateurs Göta, Göta Kf"
Rapports des membres au sein de la Coopérative de Consommateurs Göta, en Suède.
Informations
La coopérative de consommateurs Göta, Göta Kf, travaille avec les rapports des membres depuis 1995. Lorsque Göta Kf a commencé à travailler avec les rapports des membres, il y avait un besoin d'accorder la priorité aux questions relatives à la démocratie des membres. L'attention est donc centrée sur les thèmes relatifs à l'adhésion et autres sujets importants qui y sont liés. La bilan ne représente donc pas un bilan social complet.
Objectif et bénéfices
Pour Göta Kf, les rapports des membres sont des outils destinés à :
- diriger, évaluer et améliorer l'entreprise;
- renforcer le profil de l'entreprise;
- développer le principe de démocratie des membres;
- améliorer l'efficacité et la répartition des ressources.
Le rapport des membres permet d'évaluer certaines valeurs relatives à l'adhésion. Les rapports apportent plusieurs bénéfices à Göta Kf. Elle a renforcé son profil coopératif ainsi que ses idées coopératives. Cependant, les rapports ont également permis un développement général des coopératives ainsi qu'une meilleure efficacité. Un meilleur dialogue avec les membres constitue un autre bénéfice. Les rapports des membres ont donc apporté des bénéfices non seulement aux membres mais également à l'organisation.
Le processus
Göta Kf a commencé avec un modèle simple. Le rapport des membres est un processus et Göta Kf le est en train de le développer étape par étape. La coopérative est convaincue qu'il est préférable de commencer de façon simple et d'établir avec fermeté le processus dans l'organisation. Il est ainsi plus facile de démarrer et de travailler à long terme. Il est également plus facile pour les membres et les employés de comprendre et de prendre part au processus. Les rapports des membres connaissent de plus en plus de succès, notamment en raison de leur développement et des résultats des travaux.
Le rapport des membres fait partie d'un processus plus large incluant des lignes directrices et des objectifs généraux; il est donc important d'avoir un emploi du temps plutôt strict et un planning à long terme. Les discussions au sein du Conseil d'administration et du comité de Göta Kf ont permis d'encourager et de soutenir ce travail.
Göta Kf s'est fixé 18 objectifs pour 1998, tous explicites et mesurables, dans les domaines suivants :
information (quatre objectifs), éducation (deux objectifs), activités des membres (deux objectifs) conseils des commerçants (un objectif), assemblées (un objectif) et investissement des membres (un objectif).
Certains objectifs sont permanents tandis que d'autres résultent des discussions avec les membres et le personnel.
Bilan
Les résultats du Rapport des Membres sont publiés une fois par an. Ils sont inclus dans le rapport financier annuel et occupent deux pages. Le processus et les progrès réalisés pendant l'année sont décrits ensemble dans le rapport avec une présentation des objectifs suivants :
- les objectifs établis au début de l'année;
- les résultats;
- les objectifs pour l'année prochaine.
Le futur
En 1999, Göta Kf renforcera le dialogue avec les membres et pourra ainsi développer le rapport des membres. Cela signifie également que plus de membres seront impliqués dans le processus. Le contenu et les objectifs qui figureront dans le futur rapport des membres seront adoptés lors de l'aboutissement de ce travail.
Royaume-Uni : CWS
L'Audit social pilote de CWS
En tant qu'entreprise coopérative, CWS a de nombreux objectifs sociaux, éthiques et environnementaux qui ne peuvent être évalués en termes purement financiers. Ces objectifs, que la Société cherche à remplir en plus de la viabilité financière, sont liés aux nombreux tiers dépositaires, tels les clients, les membres et le personnel.
CWS développe actuellement l'audit social dans le but de soutenir la communication de son identité coopérative distincte, en fournissant des preuves tangibles, vérifiées extérieurement, de la réalisation de ses objectifs sociaux plus larges. La publication d'une déclaration sociale placera la Société au premier rang des techniques émergentes destinées à gérer les performances sociales, en montrant son engagement envers les valeurs coopératives de la responsabilité sociale, la démocratie, la loyauté et l'intégrité.
L'adoption d'un audit social régulier renforcera la crédibilité de la position de CWS axée sur le commerce de détail, et aidera la Société à maintenir sa liberté d'opérer dans ce domaine, tout en préservant un profil encore plus haut dans le marché. Le processus aide également à identifier les thèmes consuméristes, et permet à CWS d'assurer que ses activités de distribution sont en phase avec l'opinion publique.
En tant qu'organisation coopérative large et complexe, CWS a de nombreux contacts avec les parties prenantes. Ces relations bénéficieront d'une structure imposée par l'audit social, ce qui permettra de mieux comprendre les contacts clés et de clarifier les attentes des parties prenantes à l'égard de la société. L'audit social fournira également à chaque partie constituante et tiers dépositaire de CWS une perspective unique des performances de CWS.
CWS a engagé La Nouvelle Fondation de l'Economie (NEF) comme expert comptable social et conseiller pour contribuer au développement de la méthodologie de l'audit. NEF est un centre de recherche à but non lucratif fondé en 1986 qui a mené le développement de l'audit social en partenariat avec les entreprises socialement responsables. Le travail de NEF en matière d'audit social comprend des recherches, la dissémination, la lobbying, la formation et l'ingénierie.
Avec l'aide de NEF, CWS entreprend actuellement un audit pilote dans le sud-est de l'Angleterre, qui a été identifié comme région représentative. Il convient néanmoins de signaler que la siège central devra également contribuer à ce travail.
L'audit pilote permettra à CWS de tester le processus en développant les systèmes de comptabilité nécessaires et d'établir les procédures pour examiner les avis des parties prenantes.
L'audit social prend comme point de départ l'objectif fixé par l'organisation et les parties prenantes. Dans le cas de CWS, ces objectifs peuvent figurer dans certains documents, dont notamment la déclaration de "Nos Objectifs":
- lutter pour le meilleur niveau professionnel et performances commerciales;
- agir ouvertement et loyalement;
- mettre en pratique les valeurs coopératives;
- travailler pour un succès à long terme du secteur coopératif.
Valeurs coopératives : les coopératives sont basées sur les valeurs de l'auto-assistance, l'auto- responsabilité, la démocratie, l'égalité, l'équité et la solidarité. Dans la tradition de leurs fondateurs, les membres des coopératives croient en les valeurs éthiques de l'honnêteté, la franchise, la responsabilité sociale et le souci envers autrui.
D'autres documents qui détaillent les déclarations politiques comprennent le Code de Conduite Commerciale. Dans ce document, CWS demande à tous ses employés de respecter les objectifs de la Société et les valeurs coopératives, ainsi que le manuel décrivant la politique sur l'environnement, la communauté et les consommateurs.
Il existe également des politiques liées à des domaines commerciaux spécifiques tels que la santé, la sécurité et l'égalité des chances. Les performances de CWS en cette matière seront évaluées dans la phase pilote avec l'intervention de certains groupes de parties prenantes. Ces groupes sont les suivants :
- Personnel
- Clients
- Membres
- Conseils d'administration nationaux, régionaux, et divisionnaires
- Groupes communautaires
- Organisations non gouvernementales
- Fournisseurs
- Mouvement coopératif
- Subsidiaires
NEF examinera également les points suivants :
Bilan environnemental : il examinera de près la position actuelle de CWS et établira un agenda pour les développements futurs afin d'assurer que la Société soit au premier plan dans ce domaine.
Etude locale des commerces : cette étude évaluera l'impact social et la valeur de la politique de CWS consistant à maintenir les commerces basés dans la communauté.
Italie : ANCC
La principale caractéristique du bilan social en Italie est l'autonomie de gestion qui est reconnue et accordée à chaque coopérative individuelle.
Il y a 9 coopératives régionales de grande taille et environ 200 petites coopératives. Chacune d'elle, quelle que soit sa taille, est libre de choisir le type d'association qui unit ses membres et, par conséquent, le type de bilan social.
Afin d'assurer une utilisation efficace des ressources, harmoniser les procédures et éviter des flux d'information conflictuels et confus, l'Association Nationale des Coopératives de Consommateurs (ANCC) a formé en 1995-1996 un groupe de travail composé de 5 directeurs de coopératives régionales, afin d'élaborer un modèle standard de bilan social à utiliser par chaque coopérative. Le projet final préparé par le groupe a été approuvé officiellement au niveau national en été 1997.
A cette date, chaque coopérative a commencé à établir l'échéancier et les procédures nécessaires à l'incorporation des nouveaux principes dans la gestion quotidienne et les rapports annuels. Les nouveaux principes ont été diffusés à tous les participants du groupe de travail d'Euro Coop.
Cependant, la situation actuelle a varié par rapport au contexte qui a mené aux nouveaux principes. L'ANCC ne considère plus nécessaire d'imposer le modèle standard à toutes les coopératives. D'un autre côté, laisser les coopératives suivre leur propre chemin va réduire et reporter la visibilité de notre identité sociale dans les médias.
A ce jour, il n'y a toujours pas de bilan social global, couvrant les activités des sociétés coopératives italiennes, préparé selon les principes du nouveau modèle standard. A la place, il y a un compte national des activités sociales et des domaines d'investissement, préparé sur la base de données floues, puisque chaque coopérative utilise sa propre procédure de collecte de données. L'harmonisation est d'autant plus freinée qu'une procédure standard de collecte des données demanderait des investissements importants en programmes et matériel informatique.
Il faut aussi noter que le nouveau modèle de bilan social est censé refléter les missions déclarées des sociétés, c.à.d leurs articles d'association. Ceci demanderait
l'utilisation d'une version unique des articles d'association par les toutes les sociétés coopératives, au lieu d'une variété de statuts qui sont souvent dissemblables dans leurs formulations, mais similaires dans leur substance. Modifier et rapprocher les articles dans le but de les unifier, de même qu'harmoniser les procédures de collecte des données, demande une position forte au niveau national. Il est très probable que le prochain congrès national de l'ANCC qui se tiendra à l'automne 1999 adopte cette décision, parallèlement à d'autres décisions d'importance stratégique égale.
A ce jour, Coop Lombardia est la seule société qui a entrepris et mené à bien les changements nécessaires à la publication d'un rapport de données inspiré du nouveau modèle de bilan social. Le nouveau programme informatique va être présenté aux autres coopératives qui devront l'utiliser.
La nouvelle structure pour le rapport social comprend trois niveaux d'analyse, interconnectés entre eux de façon à obtenir une matrice tridimensionnelle. Pour chaque investissement, trois caractéristiques peuvent être isolées :
- l'entité à l'origine de l'investissement propre
- le territoire auquel il est attribué
- la nature de l'initiative menée.
Une telle approche répond à nos deux premiers objectifs d'une information complète et transparente, en identifiant dans tous les cas l'investisseur, le lieu de l'investissement et son but. Nous sommes dans la position de pouvoir apporter aux parties prenantes une information très détaillée concernant les engagements sociaux de la coopérative et les initiatives qui en découlent.
Les parties prenantes comprennent :
- les membres
- les consommateurs
- les employés
- la communauté et les institutions publiques
- le mouvement coopératif.
Nos principaux objectifs et activités sont :
- participation des membres dans les activités et la gestion de la société coopérative;
- information et formation sur le travail social volontaire;
- campagnes promotionnelles pour les membres grâce à la nouvelle carte de fidélité "Sociecoop";
- collecter et gérer les économies des membres;
- autres services réservés aux membres (cartes de crédit, voyages, abonnements);
- éducation à la consommation, à l'école et dans les magasins;
- éducation à l'environnement, à l'école et dans les magasins;
- expositions, conférences et travaux pratiques couvrant tous les domaines culturels;
- soutien d'activités pour l'auto développement des pays africains;
- promouvoir et soutenir la création et la gestion de nouvelles coopératives en particulier par les jeunes.
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4. Membres du groupe de travail sur le Bilan Social d'Euro Coop
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Groupe de travail sur le Bilan Social d'Euro Coop.
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